Pourquoi votre clinique vétérinaire au Québec s'objecte au cru...
- 21 janv.
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Dernière mise à jour : 22 janv.

Vous voulez le meilleur pour votre animal de compagnie. Vous avez fait vos recherches sur l'alimentation crue, lu des témoignages sur les changements de la santé des chats et des chiens, et vous décidez d'en parler à votre clinique vétérinaire...
Entre les avertissements sur les bactéries et les mises en garde sur les carences, le discours semble uniforme partout en province. Mais avant de vous sentir coupable, il est essentiel de comprendre les rouages du système qui dicte ces recommandations. :
« C'est une pratique dangereuse pour votre famille. »
« Le cru n'est pas une diète équilibrée. »
« Il n'y a aucune étude scientifique là-dessus. »
Étrangement, ces arguments reviennent mot pour mot, peu importe la clinique au Québec. Ce n’est pas un hasard, c’est un système.
1. Une éducation nutritionnelle sous influence
Les multinationales comme Mars Petcare, Nestlé Purina et Hill’s ne se contentent pas de vendre des sacs ; elles s'immiscent dans les salles de classe en finançant les manuels, les conférences et même les équipements de pointe des facultés. On enseigne aux futurs professionnels à prescrire un produit industriel plutôt qu'à analyser les besoins biologiques profonds d'un carnivore.
2.Le rôle pivot des techniciennes en santé animale
En clinique, la technicienne est souvent votre interlocutrice principale pour la nutrition. Avec beaucoup d'assurance, elle répète les protocoles appris lors de séminaires organisés par les géants de fabricants de nourriture.
Bien qu’elles agissent par conviction, leur bagage en biologie digestive ou en biochimie des nutriments vivants est rarement approfondi. Cela crée un discours basé sur la peur, qui vise à décourager toute autre option que les produits de la clinique, sans s’appuyer sur de véritables études scientifiques indépendantes.
3. Le mythe des bactéries : la biologie 101
« Il y a des bactéries dans le cru ! »L'argument fréquent reste la contamination bactérienne. Certes, la viande crue contient des micro-organismes, mais le chien et le chat possèdent des armes biologiques redoutables :
Estomac ultra-acide : Leur estomac affiche un pH extrêmement bas (très acide 1-2), capable de neutraliser des agents qui nous rendraient malades.
Transit rapide : Contrairement à l'humain, leur tube digestif court empêche la fermentation et la prolifération des bactéries.
Si la viande crue était un poison, les loups et les chats sauvages auraient disparu bien avant l'invention des croquettes "Urinary Care".
Prévention de la contamination croisée
Comme pour la préparation de nos propres repas, il est essentiel d’appliquer des règles strictes d’hygiène afin de prévenir la contamination croisée des bactéries lors de la manipulation de la viande crue. Le lavage soigneux des mains avant et après la manipulation, ainsi que l’utilisation d’outils adaptés et réservés à cet usage (couteaux, planches à découper, surfaces de travail), sont des pratiques indispensables.
Adopter ces bonnes habitudes permet de limiter les risques bactériens et d’assurer une manipulation sécuritaire de la viande, notamment dans le cadre de l’alimentation crue pour chiens et chats.
5. Le vrai danger : Le conflit d'intérêts
Un aspect souvent occulté au Québec est la consolidation des cliniques. De nombreux établissements appartiennent désormais à des groupes d'investissement liés aux fabricants de nourriture.
Lorsqu'un vétérinaire vous suggère une marque spécifique, il suit souvent un protocole corporatif. Le client pense recevoir un avis médical neutre, alors qu'il s'agit parfois d'une directive commerciale directe. Saviez-vous que Mars Petcare possède aujourd'hui des milliers de cliniques vétérinaires dans le monde ?
Les bienfaits parlent d'eux mêmes
Les propriétaires de chiens et de chats nourris au cru complet et équilibré remarquent souvent :
Dents blanches : Réduction du tartre et de la mauvaise haleine.
Pelage brillant : Moins de perte de poil et de problèmes de peau.
Énergie stable : Fini les pics de sucre liés aux glucides des croquettes.
Absence de gaz odorants : reflète une digestion plus efficace, réduisant la production de gaz responsables des odeurs désagréables.
Selles réduites : L'animal absorbe presque tout ce qu'il mange dans son transit intestinal.
Ce qu’on devrait entendre en clinique
Un discours honnête serait : « Tu veux nourrir au cru ? Super ! Montre-moi tes recettes, vérifions les ratios de calcium et d'organes ensemble pour que ton chat ou ton chien soit au top de sa forme. »
Le cru n’est pas une mode, c’est un retour à la logique biologique. Votre vétérinaire n'est pas votre adversaire, Il est simplement le maillon d'une chaîne éducative financée par l'industrie. En restant informé et en posant les bonnes questions, vous reprenez le pouvoir sur la santé de votre animal.
Pour conclure, en 2026, certains vétérinaires démontrent une ouverture croissante envers l’alimentation crue, ouvrant la voie à des collaborations prometteuses avec des professionnels spécialisés dans la vente de cru de qualité, respectant des normes strictes de sécurité et de salubrité.
Bien que cette approche ne soit pas encore adoptée par la majorité, elle reflète une évolution des mentalités. Les propriétaires d’animaux recherchent de plus en plus ce qu’il y a de mieux pour la santé et le bien-être de leurs compagnons, privilégiant une alimentation naturelle, saine et adaptée à leurs besoins réels. Cette demande grandissante laisse entrevoir un avenir axé sur une collaboration accrue, au bénéfice des animaux et de leurs familles..
Astuce de pro : Préparez toujours un carnet avec la liste des ingrédients de votre ration crue. Un vétérinaire est beaucoup plus ouvert s'il voit que votre recette est équilibrée (viande, os charnus, abats, suppléments) plutôt que s'il pense que vous donnez juste "un steak haché du supermarché ou du cru qui ne détiennent pas leur normes nutritionnelles (NRC AFFCO)".

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